Charlotte Saint Sans Levacher : Futur espoir du football féminin

Charlotte Saint Sans Levacher
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Charlotte est une jeune footballeuse de 18 ans. Déjà championne d’Europe et futur espoir du football féminin, c’est une grande carrière qui lui tend les bras.

Charlotte Saint Sans Levacher

– Charlotte Saint Sans Levacher –

Salut Charlotte ! Comment ça va ?

Ça va très bien (rires).

Qu’est-ce qui t’a poussé à faire du football ?

Depuis toute petite, je voulais faire du foot. Mon voisin m’avait demandé de l’accompagner un jour, donc je l’ai fait. Puis arrivée au stade, j’ai eu envie de jouer et l’entraîneur m’a proposé de venir essayer. Après cette fois-là, je n’ai plus jamais arrêté. Le seul problème au début, c’est que mon père ne voulait pas que je joue, donc c’est ma mère qui m’accompagnait à l’entrainement sans que mon père ne le sache. Puis j’ai continué à jouer au foot.

Et maintenant comment ça se passe avec ton père ?

Maintenant, il est derrière moi. Il me suit partout. C’est juste que j’étais une fille et je faisais du foot avec des garçons, mon père revendiquait souvent que c’était un sport de mec ! (rires)

Où as-tu commencé à jouer au football ?

En Normandie, j’ai commencé à jouer dans un petit club sauf qu’à 15 ans, je ne pouvais plus jouer avec les garçons. J’ai donc dû changer de club pour jouer avec les filles. Puis j’ai encore changé de club car j’ai été demandée pour jouer en première division. Cette année, j’ai pris mon appartement à Arras. L’année dernière, j’étais en internat : ça ne fait que deux ans que je joue à Arras.

Charlotte

Tu fais des études ?

Oui, je suis en prépa de Kiné à Arras.

Championne d’Europe et espoir du football féminin : comment envisage-tu ta carrière à long terme ?

Je ne privilégie pas que le foot. À côté, je suis une formation pour devenir kiné. Je me dis que si un jour je me blesse, j’aurais quelque chose auquel me raccrocher : avoir un bagage. Donc je dirais qu’à long terme, c’est d’avoir mon concours de kiné. Comme ça, je pourrais aller dans une école et après, une fois que j’ai mon concours, là je pourrais vraiment faire plus de foot tout en continuant mes études en parallèle.

Comment fais-tu pour tout concilier entre le foot et les études ?

J’ai loupé trois mois de cours pour aller avec l’Équipe de France l’année dernière. Mon bac S, je me suis dit que je l’aurais jamais, mais au final, je l’ai eu, je ne sais même pas comment j’ai fait. On va dire que j’ai des facilités mais je suis quand même fainéante.

Comment tu envisages la suite du championnat pour Arras ?

On vise le maintien jusqu’au bout. Contre Lyon, on a fait un exploit en ne perdant que 3 – 2, donc on va essayer de se donner au maximum contre les « petites équipes » pour pouvoir être soulagé en fin de saison.

Les autres clubs jouent pour le maintien. Au niveau de l’argent aussi, il y a des différences. Par exemple à Paris, Juvisy ou Montpellier, la moitié des filles qu’il y a dans ces équipes jouent en équipe de France et la moyenne d’âge est plutôt élevée comme les filles à Lyon. Chez nous à Arras, on est 3 joueuses de l’Équipe de France, mais on joue en U19. À Lyon, elles sont quasi toutes en Équipe de France. Il y en a une qui joue en équipe américaine, c’est pour ça en faite. Puis ils (les clubs) ont de l’argent donc forcement, ils achètent des meilleures joueuses.

D1 ARRAS YZEURE

Tu as eu plusieurs propositions de clubs d’après ce que j’ai entendu ?

Oui. Une équipe aux États-Unis, Paris, Saint-Étienne, Yzeure, Guingamp, Juvisy aussi mais le plus important, c’est le PSG. Mais pour la saison prochaine, j’ai eu une offre vers Alabama aux États-Unis. Même l’année dernière en fin de saison, je ne savais pas ou aller, je pense que ça va se faire à la dernière minute. Mais je ne resterais pas à Arras, c’est sur, même si ça ne fait que deux ans que j’y suis. Le fait que je ne veuille pas partir, c’est juste parce que je ne veux pas m’éloigner de mes copines ! (rires) Le mieux pour moi serait d’aller à Montpellier car il y a une très bonne école de kiné et c’est un bon club. Les États-Unis m’auraient bien plu, mais j’ai regardé pour les études de kiné, et là-bas c’est 6 ans, ça m’a vite découragé !

Pourquoi as-tu décliné la proposition du PSG ?

À Paris, j’ai deux entraînements obligatoires par jour, ce qui nécessite l’arrêt de mes études et je ne le voulais pas pour le moment. Ils m’ont dit qu’il fallait que je vive du football pendant 3 ans et que je mette mon concours de côté, que je néglige mes études mais j’ai préféré continuer… Ils m’ont dit que de toute manière, ils étaient encore sur moi. C’est juste pour l’instant.

Tu aimerais bien vivre l’expérience de la Ligue des Champions ?

Oui, ça me permettrait de voir d’autres clubs, de connaitre de nouvelles joueuses car entre nous, on se connaît toutes, on sait à peu près toutes nos failles. Avec des filles qui habitent à l’autre bout de la France, on essaie de se voir pendant les vacances, c’est super comme ambiance. Même avec les joueuses plus âgées qui ont une plus grande expérience tout se passe bien. Ce qu’il n’y a pas dans les clubs de garçons, je pense.

Tu penses qu’un club pourra détrôner Lyon prochainement ?

Je pense que oui, parce que déjà quand on voit contre des petits clubs l’année dernière, il mettait des 10 – 0, mais cette année, on a réussi à avoir un match assez équilibré. Je pense aussi que la moyenne d’âge y joue énormément, c’est toujours les mêmes filles qui jouent. Je pense qu’elles ont pris une certaine confiance qui fait qu’elles descendent le niveau de leur jeu contre nous en jouant beaucoup plus relaxe. En tant que coach, Farid Benstiti voit ses filles au dessus, ce qui fait qu’un jour, elles se feront forcément détrôner. À force, elles perdront leur première place.

Paris et Juvisy pourraient peut-être prendre la première place encore, non ?

Non, je ne pense pas. L’OL est encore la meilleure équipe cette saison. J’ai été faire un stage d’une semaine à Juvisy puis j’ai été en contact avec certaines filles mais je pense que ce sera plus l’année prochaine parce que là, elles commencent vraiment à se former. Paris semble plus apte. Pour Juvisy, ça va être un peu plus compliqué. Les joueuses ont quasi toutes un petit boulot à coté, elles continuent leurs études : rien de comparable au PSG.

Si tu pouvais vivre du foot tout le temps, tu penses que tu le ferais ?

Ouais, je le ferais. (rires)

Que penses-tu de la médiatisation du football féminin ?

C’est complètement ridicule, à part les matchs de Lyon ou du PSG, ils ne sont pas du tout télévisés. Et encore nous, on sait que les matchs sont télévisés parce qu’on est dans le foot : entre les filles, on se parle, mais sinon il n’y a même pas de pub. Mon père quand je lui ai dit que le match était télévisé, il ne le savait même pas. En même temps, il n’y a pas d’affiche ni de pub. Je pense que ça commence déjà à évoluer au niveau des filles. On a les salaires qui augmentent. Puis chaque club de Ligue 1 va être obligé d’avoir une section féminine donc forcement ça va augmenter.

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