Football Féminin : Entre préjugés, sexisme et petits boulots (Partie 3)

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Troisième et avant dernière partie  de notre enquête sur le football  féminin. Découvrez ces internationales tricolores qui sont dans l’obligation de trouver un petit-boulot et à la conquête de la moindre économie. Avec le football, elles ne gagnent que quelques centaines d’euros, pas de quoi en vivre ! Pas d’horaires aménagées non plus. Là encore, des énormes distinction avec les hommes.

Le football féminin en France aujourd’hui, c’est plus de 50 ans d’histoire, 85 000 licenciées (contre 2,2 millions d’hommes), 12 clubs en championnat de France, et 36 clubs en 2e division. 1 120 clubs  français ont une section féminine, soit environ 7% d’entre eux, et 75 clubs sont uniquement féminins. Les femmes ne représentent que 4% des joueurs de foot (alors qu’au niveau mondial, les femmes représentent 10% des licenciés), 3% des arbitres, et 5% des présidents de clubs (aucun président de club de Ligue 1 et Ligue 2 ne sont des femmes). La France est 6e au classement mondial de la FIFA, et s’est placée à la 4e place lors de la dernière Coupe du Monde, échouant en demi-finale. En 2010, Camille Abily faisait partie des joueuses nominées au Ballon d’Or, Sonia Bompastor fut nominée en 2011. Bien qu’elles soient encore trop méconnues du grand public, nos footballeuses sont véritablement des joueuses d’exception.

Des petits boulots pour vivre, et des pains au chocolat Carrefour

L’argent dans le foot est une question qui revient régulièrement, tout comme plus généralement l’argent dans le sport. Des salaires indécents, les joueuses françaises n’en touchent pas et n’en veulent pas. Elles ne souhaitent pas que leur football soit terni par l’argent et par ses travers. Mais les footballeuses qui évoluent en 1e division et en équipe de France demandent à pouvoir vivre du football. Aujourd’hui, seul les Lyonnais de l’OL rémunèrent suffisamment leurs joueuses pour qu’elles puissent se consacrer à leur sport à temps plein. Partout ailleurs, économies de bouts de crampons et petits boulots sont de mise. Les joueuses doivent avoir un petit boulot, ou un emploi leur permettant de compléter les revenus liés au foot.
Laëtitia Tonazzi dans son bureau du Conseil Général – ©Rue89.com

En octobre 2011, Laëtitia Tonazzi, footballeuse de Juvisy et internationale française décidait de laisser « Rue89»  lire entre les lignes de son budget. On y découvre que c’est son emploi de fonctionnaire à la direction des sports du Conseil Général de l’Essone qui lui assure 90% de ses revenus (1890 euros). Ses primes de victoire lui apportent 130 euros par mois, et  elle touche une subvention en tant que sportive de haut niveau (180 euros par mois).
Sandrine Soubeyrand, capitaine de l’Equipe de France et également joueuse de Juvisy, est quant à elle animatrice périscolaire dans une école. Gaëtane Thiney est cadre à la FFF, Nora Pelagie, joueuse du PSG, travaille à mi-temps à la boutique du club pour compléter les 1000 euros qu’elle touche en tant que sportive.

Sonia Bompastor, ancienne joueuse de Montpellier et de l’Equipe de France : « Personnellement, j’ai eu de la chance de bénéficier de bonnes conditions dans les différents clubs où je suis passée. Par contre, jusqu’à mon départ pour les Etats-Unis, je n’avais jamais été professionnelle à part entière, c’est à dire que j’avais un boulot à côté qui me permettait d’avoir une rémunération plus élevée venant compléter mon salaire. Je travaillais parfois 35 heures par semaine, mais j’arrivais à m’organiser pour les entraînements. »

Les économies font donc partie du quotidien des joueuses. Leurs moments de détente n’ont rien du faste des footballeurs professionnels. Yohann Hautbois, pour « L’Equipe Mag », a réalisé à ce sujet le reportage « Paris pas cher » sur l’équipe féminine du PSG, et les conditions précaires dans lesquelles elles évoluent. D’après une joueuse, les dirigeants du PSG n’auraient pas apprécié la tonalité de l’article qui montre notamment, avec beaucoup de réalisme et d’humanité, les joueuses achetant des pains au chocolat en grande surface pour leur collation, parce que « c’est pas cher ».

Un grand équipementier français raconte aussi que certaines joueuses veillent à ne pas dépenser tous les bons d’achat qui leur sont offerts pour leur équipement afin de pouvoir en utiliser une partie pour faire leurs cadeaux de Noël. Pour le foot féminin, même en équipe A, c’est le système D qui règne !

Pour la dernière partie qui sera publiée demain, nous verrons comment se porte le football féminin en dehors de nos frontières. Avec le Brésil pays du football, en passant par les Etats-Unis pays du burger, et l’Allemagne pays de la bière !

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