Football Féminin : Entre préjugés, sexisme et petits boulots (Partie 2)

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Seconde partie de notre enquête sur le football féminin. Fortes de leurs succès, et de leurs bonnes prestations, les Françaises ont profité du coup de mou de l’Equipe de France masculine. S’en suit une médiatisation plus qu’intéressante pour ces dames…

L’attitude de L’Equipe de France masculine est devenue plus importante que ces résultats, tandis que l’Equipe de France féminine démontre un état d’esprit irréprochable et des résultats exemplaires. Incontestablement le football féminin et le football masculin sont deux mondes différents. L’équipe de France, 5ème nation féminine FIFA en 2012, s’avère être l’une des meilleures équipes au monde, éliminée de la dernière coupe du monde par l’ogre américain. Pendant ce temps là, les hommes accumulent les scandales médiatiques avec des comportements dignes d’enfants gâtés. La différence de médiatisation explique en partie ce monde qui les sépare. L’argent, les sponsors, la publicité régissent de nos jours le football masculin au niveau international.

Les Bleues tout sourire après leur victoire face au Mexique – ©Lexpress.fr

Le vide laissé depuis six ans par Domenech et Blanc contribue à la montée en puissance de nos Bleues. Mais Didier Deschamps est en train de redorer le blason de l’Equipe de France en se concentrant sur l’état d’esprit de ses troupes, et les résultats vont avec. Toutefois, on ne peut pas dire que le meilleur football français est féminin. Statistiquement parlant, sur les trois dernières années, les femmes sont devant. Mais l’intensité, le suspense, le jeu physique et rapide, se voit surtout avec l’Equipe de France masculine. Ces deux footballs sont diamétralement opposés, le football féminin ne serait rien sans le football masculin et inversement. Les femmes prônent un football durable et joyeux. Un football où juger l’autre ne sert à rien, où le footballeur ne court pas après son 8/10 dans L’Equipe.

Le supporter vous le dira, il n’aime pas la faute de goût. Alors oui, une jolie Louisa Nécib vaut mieux que la crête de Jérémy Ménez, , un coup de coude de Gaëtane Thiney vaut mieux qu’un « ferme ta gueule » de Nasri, et un coup franc de Sonia Bompastor vaut mieux que la paire de crampons à 20.000 euros d’Aubameyang. Plus sérieusement, le football ne se résume pas aux joueurs ni aux joueuses, mais bel et bien au jeu pratiqué.

Les Françaises profitent de la mauvaise passe des hommes

Les misogynes doivent réviser leur jugement. Un an après Knysna et la honte qui s’est abattue sur l’Equipe de France masculine, 2011 fût, en matière de football, l’année de la femme. Les dames ont prouvé qu’elles pouvaient jouer aussi bien que les hommes. Et, surtout, qu’elles pratiquent ce sport sans «se la jouer». Nul trucage chez elles, nulle grimace après une passe ratée ou un tir manqué, nulle économie d’énergie non plus. Elles évoluent pendant 90 minutes pied au plancher, de façon naturelle et ludique. Cet hymne à la joie et au plaisir, beaucoup de téléspectateurs l’ont remarqué lors de la finale de la Ligue des Champions entre Lyon et Potsdam le 26 mai (2-0)

Les Lyonnaises championnes d’Europe 2011/2012 – ©TheGuardian.co.uk

Avec, pour première conséquence, un frémissement sur le nombre de licenciés même si la tendance est encore trop récente pour en tirer des conclusions, comme le confirme Bruno Bini, le sélectionneur des Bleues. «C’est trop tôt pour le dire. Dans un contexte de diminution générale du nombre de licenciées, les filles tirent leur épingle du jeu et accusent une amélioration de 8 à 9%. Aujourd’hui, elles sont plus de 80 000 licenciées. Nous profitons aussi de la bonne organisation de certains districts. Thierry Mercier, président de celui du Val-de-Marne, a enregistré depuis le Mondial la création de douze sections féminines. Sur un seul district, c’est vraiment énorme ! »
L’impact fut surtout sentimental. «Les gens sont tombés amoureux de cette équipe féminine, affirme l’entraîneur national. Ces personnes continuent à nous suivre puisque, sur chaque match retransmis par Direct 8, de 500.000 à un million de téléspectateurs continuent à répondre présents (il y en a eu jusqu’à 2,5 millions pendant le Mondial). Lors de nos premiers matchs éliminatoires pour l’Euro 2013, on a fait plus de monde sur cette chaîne que certains clubs de foot masculin ne le font sur Canal + ! Et dans les gradins, nous atteignons une moyenne de 15.000 spectateurs ! »

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